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Maximilian Droschl a fondé sa maison d’ édition
il y a 28 ans à Graz. Graz, c’est la
capitale de la Styrie, situé au sud-est de
l’Autriche, et Graz était dans les années
soixante et soixante-dix la capitale clandestine
de la littérature allemande avec les auteurs
Barbara Frischmuth, Peter Handke, Alfred Kolleritsch,
Wolfgang Bauer, Helmut Eisendle etc. Dans le cadre
de cette scène un périodique littéraire
s’est établit avec le nom « manuscrits » , édité par
Alfred Kolleritsch, qui publiait les textes de ces
auteurs qui se sont rencontrés toujours au
Forum Stadtpark au centre de la ville de Graz. Les
auteurs célèbres ont trouvé des
maison d’éditions pour publier leurs
livres, mais pour le reste qui publiait surtout aux « manuscrits » la
situation était difficile. Alors Alfred Kolleritsch
a eu l’idée en commun avec Maximilian
Droschl de fonder la collection « édition
manuscrits » dans laquelle les auteurs du périodique
ont obtenue la possibilité de publier leurs
livres. C’était par exemple « Das
Töten des Bussards » par Gerhard Roth, « Viehtrieb
in Balterswil » de Walter Vogl où «Das
schweigende Monster» de Helmut Eisendle.
À
ce temps là Maximilian Droschl a eu une galerie
d’art comtemporain et une librairie dans laquelle
il publiait de temps en temps des livres
d’art.
Les premiers titres sont parues en 1978,
c’étaient
des livres d’art de Guiseppe Zigaina et Adolf
Frohner. Et après une vernissage avec l’oeuvre
graphique de Günter Grass et un long colloque
avec l’auteur célèbre Maximilian
Droschl, pris la décision de commencer un
programme littéraire. En plus de « l’édition
manuscrits » il publiait alors par exemple
l’ouevre de Wolfgang Bauer, un auteur dramatique
qui vivait à Graz et qui célébrait
ses succès au théatre en Autriche et
en Allemagne.
Dès les premiers livres il était évident
que Droschl préfère la tradition littéraire
des renouvelleurs, de ceux qui ont rompu
avec la tradition, avec la narration conventionelle.
Les premiers titres de Droschl dans les
années quarte-vingt des auteurs Reinhold Aumaier,
Michael Donhauser, Antonio Fian, Helga
Glantschnig, Ingram Hartinger, Georg Pichler où Peter
Waterhouse n’ont pas eu un grand succès
financier mais l’attention du feuilleton et
ont été éstimés
en forme de prix litéraires. Droschl s’était établis
comme lieu de publication pour la littérature
autichienne.
La maison d’édition Droschl
s’est
agrandie et s’est professionalisée ;
on produisait 10 titre par semestre.
Et Maximilian Droschl a pris la décision de
fermer la galerie et la librairie et
de ne se consacrer qu’à sa
maison d’édition.
Au cours des années
il a créé des
collections comme celle des traductions.
C’étaient
au début des textes anglais, de Tobias Wolff,
de Paul Bowles et de son cercle marroquin
comme Larbi Layachi et Mohammed Mrabet. Sur un plan
parallèle
on continuait la collection avec les écrivains
français : Henri Michaux, duquel on a publié jusqu’à maintenant
une dizaine de livres, Julien Gracq,
Victor Segalen, le journal de Michel Leiris (un projet
qui durait
plusieurs années) et Roger Cailliois.
Au genre des traductions un autre point
essentiel ce sont les jeunes auteurs
hongrois avec Laszlo Garazi ou Ferenc
Szijj. Et nous voulons augmenter
la litérature moderne du vingtième
siècle avec le Coréen Yisang et l’Espagnol
Angel Vazquez.
Une autre collection s’appelle « ESSAY » qui
se concentre - comme le dit déjà le
nom - au genre de l’ essay; maintenant ont
a publié cinquante essays : une collection
dans la quelle sont parus des titres
sur des thèmes
complètement différents comme par exemple
la poétique, les rapprochements différents
au language, mais aussi le football,
Venise ou la paresse, un titre de Miguel
de Unamuno qui se vent
depuis des années.
Et encore il existe dans
notre maison la collection « DOSSIER », édité en
coopération avec l’institut germanistique
de l’Université de Graz ; une série
de livres germanistiques ; chaque volume
est consacré à un
auteur autrichien renommé, contenant une biographie
et une bibliographie, avec des exposés et
un dialogue avec l’auteur sur sa personne et
son oeuvre. Chaque année nous publions deux
volumes ; cette année là c’étaient
Robert Menasse et Andreas Okopenko, l’année
prochaine ce sera un volume sur Elias
Canetti, un autre sur sa femme Veza Canetti.
Les interêts
de notre maison d’édition
sont primaire des interêts litteraires, comme
je l’ai dit – cela veut dire que nous
publions avec notre programme principal
surtout des textes purement litteraires, alors des
textes qui
ont leur qualité dans la forme et l’expression
du langage.
Ce sont aussi des textes experimentaux,
une avant-garde littéraire. Anselm Glück,
Dominik Steiger ou Gerhard Rühm en sont des
représentants.
A part de ces livres nous publions des
textes en prose, alors des romans et
des nouvelles – Thomas
Stangl, Eleonore Frey – et de la prose poétique – Anna
Kim par exemple ou Birgit Kempker.
Mais
la spécialité de Droschl et ce
qui fait le plus grand plaisir, ce qui
est le défit
le plus grand : c’est d’ éditer
la première publication. Nous avons produit
le premier livre de Peter Waterhouse,
de Werner Schwab, Klaus Händl, de Lydia Mischkulnig,
Matthias Göritz, Rosa Pock, Thomas Stangl et
Monique Schwitter.
Ces jeunes auteurs, qui ne publions pas
seulement leurs premiers livres, mais
aussi les suivants chez nous, se trouvent
dans notre programme tête à tête
avec les auteurs plus agés et reconnus avec
leurs oueuvres complètes comme Wolfgang Bauer,
Wilhelm Muster, Alfred Kolleritsch et
Reinhard P. Gruber – vous reconnaissez les
noms du début
de cet exposé.
En 1982 on a acheté « Edition
neue texte »,
ce que veut dire : « l’édition
de textes nouveaux », c’est une maison
d’édition qui était située à Linz
; l’éditeur Heimrad Bäcker a publié l’oeuvre
des experimenteaux en Autriche, des auteurs
comme Gerhard Rühm, Elfriede Czurda, Franz Josef
Czernin, Elfriede Gerstl ou Reinhard
Priessnitz. On a continué avec
Hansjörg Zauner, Dominik Steiger ou Ronald Pohl.
Comme vous voyez donc que l’interêt principal
de notre maison est un interêt littéraire,
et pas un interêt économique Droschl
ne se comprend pas comme entreprise qui
concentre son effort sur un maximum béneficiaire
mais comme véhicule d’une littérature
nouvelle et progressive. Droschl ne publie
pas de conseillers, des oeuvres non-romanesques pour
gagner
son argent. Nous essayons de minimer
l’administation
et nous travaillons avec peu de personnel
et beaucoup d’enthousiasme.
2003, la fille de Maximilian Droschl,
Annette Knoch, pris en charge l’entreprise,
car Monsieur Droschl a commencé à se
retirer peu à peu dans la vie privée.
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